de Marie Johanne Croteau-Meurois
Ce livre ne se lit pas seulement… il se reçoit.
À travers le récit de Marie-Salomé — Shlomit comme se plaisait à l’appeler Jeshua — l’auteure nous emmène, selon les annales akashiques, sur les traces de son arrivée en France aux côtés de Marie-Jacobée et Marie-Madeleine, et également de Sarah et de bien d’autres encore… dans ce lieu qui deviendra les Saintes Maries de la Mer.
Mais au-delà de l’histoire, c’est une vibration qui se transmet.
Ce livre, Le Don du Souffle, Marie Johanne Croteau-Meurois nous invite à une reconnexion intime avec ce qui, en nous, sait déjà. Une connaissance silencieuse, profonde, qui ne cherche pas à convaincre mais à éveiller.
Ce qui m’a profondément touchée dans cette lecture, c’est cette évidence simple et pourtant si vaste : le Souffle est Amour. Un amour vivant, agissant, qui ne demande ni justification ni compréhension mentale. Il se vit, il se transmet, il circule.
Le Souffle nous dépasse… et en même temps, il nous habite. Il nous appelle à devenir des relais, des réceptacles, des coupes ouvertes à la Lumière. Non pas en cherchant à faire, mais en acceptant d’être. Être suffisamment présents, suffisamment vrais, pour laisser passer ce qui souhaite œuvrer à travers nous.
Une phrase résonne particulièrement : aimer, c’est déjà soigner. Elle remet tout à sa place. Elle nous rappelle que le cœur de toute transformation n’est pas dans la technique, ni dans la maîtrise, mais dans la qualité de présence et d’amour que l’on offre.
Ce livre m’a aussi ramenée à la puissance du silence. Un silence habité, vivant, qui agit bien au-delà des mots. Un silence qui n’est pas vide, mais plein de sens, de vibration, de transmission invisible.
Il questionne aussi avec justesse notre besoin de cadre, de règles, de limites… souvent liées à nos peurs profondes. Comme si nous cherchions à contenir l’infini pour ne pas être dépassés par lui. Et pourtant, ce que ce texte murmure entre les lignes, c’est que la séparation n’existe pas réellement. Elle est une construction humaine, née de l’oubli de notre nature profonde.
Enfin, il vient déposer quelque chose de très libérateur : il n’y a pas d’échec. Il n’y a qu’un chemin. Une traversée. Une invitation à être vrai, simplement, sincèrement, pleinement.
Ce livre ne m’a pas appris quelque chose de nouveau… il m’a rappelée à ce que je savais déjà. À ce que je ressens, à ce que je vis, à ce que je suis.
Et c’est sans doute là son plus beau cadeau.